Pierre Zufferey confirme à merveille la thèse de l’unité de la peinture abstraite et de la peinture figurative. Sans jamais se départir d’une assise résolument abstraite au départ, ses tableaux nous livrent dans le même temps les prolégomènes à une lecture figurative de leur contenu. En définitive, Pierre Zufferey, dans la lignée d’un Paul Klee ou d’un Nicolas de Staël, ne cesse de tisser des fils intentionnels entre deux genres picturaux que traditionnellement tout oppose. Pour lui, l’abstraction, quintessence ou aboutissement de la peinture figurative, s’affirme comme la matrice du monde visible.